Je connais des gens qui sont nés avec la vérité dans leur berceau, qui ne se sont jamais trompés, qui n’ont pas eu à avancer d’un pas de toute leur vie, puisqu’ils étaient arrivés quand ils avaient encore la morve au nez. Ils savent ce qui est bien, ils l’ont toujours su. Ils ont pour les autres la sévérité et le mépris que leur confère l’assurance triomphale d’avoir raison. Je ne leur ressemble pas. La vérité ne m’a pas été révélée à mon baptême, je ne la tiens ni de mon père ni de la classe de ma famille. Ce que j’ai appris m’a coûté cher, ce que je sais je l’ai acquis à mes dépens. Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience. Aussi ai-je le respect de ceux qui ne savent pas, de ceux qui cherchent, qui tâtonnent, qui se heurtent.
Author: Marianne Carabin
UNE SINGULIÈRE CAPACITÉ DE VIVRE
VIVRE AU RISQUE DU DIRE Extrait du texte écrit par Wanda Dabrowski Offre m’a été faite d’écrire quant à mon expérience de la psychanalyse, offre qui témoigne d’un lien de travail avec des psychanalystes dans une École. Écrire à partir de l’indicible, à partir de ce qui ne peut pas s’écrire, au coeur du noeud […]
FCL – ÉTHIQUE DE LA SINGULARITÉ
On ne nait pas singulier, on peut seulement le devenir.
LE JOUR OÙ J’AI PRIS LA DÉCISION D’ALLER CONSULTER ‘QUELQU’UN’
‘ L’envie de se cacher dans un cabinet de psychanalyste et de comprendre enfin comment ça se passe, ce qui se passe, ce qui se dit et comment ça se dit. De savoir si ça fait du mal ou si ça fait du bien. De savoir si ce psychanalyste est comme le mien, s’ils sont tous pareils ou si ce cabinet ressemble à celui qu’on a fréquenté. Et puis aussi on voudrait que l’analyste avoue. Est-ce qu’il souffre ? Est ce qu’elle compatit ? Est ce qu’il rêve ? Est ce qu’elle s’ennuie ? Est ce qu’il nous aime ? Et puis enfin surtout comment tout ça va finir ?
N’ÊTRE POUR LA MÈRE
Le repérage de cette féminité de la mère n’est pas sans causer une difficulté à l’enfant, mais elle est structurale et structurante.Le Nom-du-Père ne suffit pas à résorber toute la jouissance de la femme qui est sa mère, ce qui conduit chaque enfant à devoir construire sa réponse singulière. C’est la thèse de ce livre » Pourquoi […]
NE TE TARGUE PAS DE COMPRENDRE
Parler c’est viser l’indicible Extrait du texte de Luiz Izcovich, Lacan, la tentation* Un désir, effet de séparation, détaché du programme conçu par l’Autre, et du destin qu’il m’avait forgé. » Il y a tout d’abord dans la demande d’analyse une dimension d’alibi. On se présente avec une demande, sans savoir que c’est pour cacher […]
GEORGES DEVEREUX, LA RENONCIATION À L’IDENTITÉ
Pourquoi des sujets qui expriment au travers d’un symptôme psychique une douleur morale, un souci d’origine variable, souvent une injustice, un malaise existentiel, une culpabilité ou autre, peuvent-ils croire aux vertus d’une drogue magique qui les libérerait de la nécessité de réfléchir, qui leur enlèverait leur libre-arbitre, qui les réduirait à l’état de corps en souffrance livrés à des médecins détenteurs du pouvoir de leur ôter leurs angoisses comme l’on sectionnerait un appendice enflammé ?
On sait bien que les antidépresseurs et autres drogues légales sont les masques qui éloignent les patients d’eux-mêmes !
Il faut dire qu’à ce jeu, ils ne sont pas seuls. Un grand nombre de médecins trouvent leur compte à disposer par ce biais d’un pouvoir sur leurs patients. Comme disait Lacan, “elles [les professions médicales] assurent en effet un homme de se trouver à l’endroit de son interlocuteur dans une position où la supériorité est garantie à l’avance”.
ZEN ET PSYCHANALYSE
Contrairement à ce que le conscient soutient dans son totalitarisme surmoïque, il y a un savoir, une pensée, des sentiments et des sensations qui échappent à toute saisie rationnelle parce qu’ils voyagent vers l’ailleurs, sur d’autres libertés possibles de langage.
QU’EST-CE QU’UN HOMME ?
Parce qu’il n’éprouve l’amour qu’en mâle, et non en homme, il y a en lui quelque chose d’étroit, de sauvage, dirai-je, de haineux, de passager : il y a du « non éternel » qui rabaisse son art et le rend équivoque et douteux. Cet art n’est pas sans taches : il porte la marque du moment et de la passion. Peu en restera.
INQUALIFIABLEMENT SEULS
Mais le temps de l’apprentissage est toujours une longue période, une durée à part.