AVIGNON 2019 – JOURNAL DE BORD DE MONSIEUR WILLIAM MESGUICH

Ici, à cette heure, quasi en direct, vous trouverez une perle. Le travail et l’approche théâtrale de William Mesguich aura toujours eu résonance à mon non-sens, et c’est bien là qu’il sonne. Avec la grande amabilité de son aval, vous pourrez lire ses mots tout juste sortis de sa plume. 

Et nous les relirons. Un des offices de nos mots partagés, souvent, est celui du refuge. Alors, cher William, un grand merci à vous. Et bonne lecture à chacun de nos autres. 

MC


Journal de bord

12 juillet 2019

Pensées intimes. 

LUNDI MATIN, 08 MAI 2017

Le vote blanc n’aura jamais si bien porté sa couleur

Sur la page du réseau social Facebook, nous sommes bientôt 1000 personnes réunies pour nous accorder sur l’amour de s’associer librement, de pouvoir dire et de pouvoir dire non.
Nous sommes, pour notre part, très heureuses de cette aventure qui a éclos il y a bientôt 3 ans et nous désirons sincèrement qu’elle perdure dans l’expansion des partages et de l’ouverture qui nous sont chers.
Cette expansion nous semble aujourd’hui mise en danger par le contexte actuel, ce qui d’un commun accord, nous mène à vous fait part, Margot Ferrafiat-Sebban et moi-même, Marianne Carabin, psychanalystes et fondatrices d’À Corps Perdus, de notre intention de vote pour ce deuxième tour des élections présidentielles.

Nous ne participerons, ni de près ni de loin, à ce que lundi matin chacun d’entre nous prenne son visage entre les mains pour pleurer des larmes qui auraient une amertume dont on ne peut seulement ignorer le poids.

Dimanche nous voterons et nous ne voterons pas blanc.

Bien à vous,
Marianne Carabin

ALORS MOI AUSSI JE DIS NON ?

Pas de Ça, chez nous

Article écrit par Marianne Carabin

Ça parait simple comme bonjour.
Une rencontre comme il y en a mille. Une rencontre comme une autre. Un homme ? Une « femme ». Un bal. Une fête. Un regard. Une danse. Un baiser. Stop. Ça devrait s’arrêter là.
On ne veut plus savoir. Après ça, on ne veut plus savoir.

4h48 PSYCHOSE

‘Rien qu’un mot sur une page et tout le théâtre est là.’

Article écrit par Marianne Carabin

Sarah Kane, l’auteure, est morte à l’âge de 28 ans. A peine.
Pendue avec ses lacets lors de son ultime hospitalisation en institution psychiatrique. Reconnue par quelque Harold Pinter ou autre Edward Bond d’une part, décriée comme une adolescente provocante et suicidaire par d’autres, Sarah Kane interroge une réalité on ne peut plus d’actualité puisque se soulève à travers ses mots, à travers son texte, à travers sa réalité de vie mise en mots, mise en scène, à l’heure où sonne encore la perplexifiante dernière version du DSM (bible d’une des plus importantes politiques économiques), la question brûlante non seulement du diagnostique mais celle, non moins aigue, de l’institution publique hospitalière (ici psychiatrique) et de ses révolutions budgétaires qui affectent tant les moyens que les pratiques de soin.

PROGRAMMATION ACP

 Théâtre et Psychanalyse, A Corps Perdus présente

Théâtre et psychanalyse A Corps Perdus
Théâtre et Psychanalyse, A Corps Perdus

« Les évènements Théâtre et Psychanalyse, A Corps Perdus sont un temps d’association libre de la parole du public suite à une pièce de théâtre qui nous a parlées et que nous partageons avec vous, en présence des comédiens, metteur en scène, invités exceptionnels, s’il en est, ainsi que des psychanalystes. » 

Marianne Carabin et Margot Ferrafiat-Sebban