CET AUTRE AMOUR – DIMANCHE 28 JANVIER 2018

 

Dominique Dyens, romancière présentera un récit de son expérience d’analysante, écrit avec beaucoup d’authenticité dans ‘ Cet autre amour ‘ où ce que l’on appelle « l’amour de transfert » l’aura, pour sa part, submergée. Le psychanalyste Paolo Lollo, cofondateur de l’association « Corpo freudiano Paris » et auteur de l’essai intitulé « Passages secrets de la psychanalyse » parlera du désir du psychanalyste et du transfert. Rémi Huppert, lui, évoquera la mémoire du trop méconnu compositeur et ami de Ravel, Gershwin et Chaplin, Alexandre Tansman dont on écoutera une partie de son oeuvre le Dimanche 28 Janvier 2018 au Salon littéraire de Dominique Salon Littéraire de Dominque Itzkovitch à 16h au Monterverdi [ 5 rue Guisarde 75006 ]

 

ROUDINESCO – 2017 / 2018 SÉMINAIRE – L’IRRATIONNEL

L’Irrationnel 

Histoire de la Psychanalyse par Elisabeth Roudinesco

‘ Pour l’année 2017/2018, j’aborderai la question de l’irrationnel en psychanalyse.

Dans un livre célèbre de 1998, le philosophe Gilles-Gaston Granger met en évidence trois modalités de l’irrationnel dans l’histoire des sciences. La première apparaît quand un savant doit se confronter à une pensée devenue dogmatique pour son époque. La deuxième se précise quand cette même pensée est en train de se figer dans un nouveau dogme. La troisième concerne l’adoption par des créateurs d’un mode de pensée fondée sur l’abandon de toute raison et l’adhésion à des croyances ou à de fausses sciences. Ces trois modalités sont repérables dans la doctrine de Freud et de ses héritiers. Je les exposerai en parcourant les errances, divagations, rumeurs et autres croyances ou vérités alternatives qui traversent l’histoire de la psychanalyse.


Le séminaire aura lieu à Paris 7 – Diderot / ENS-Rue d’Ulm (6 ECTS)

LES TROIS TEMPS DE L’OEDIPE – SAMEDI 18 NOVEMBRE 2017

Acte 1  

Mère, enfant, phallus. L’étoffe d’un désir.

“Le désir inconscient est le désir de l’Autre“ *

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Les enfants rois, les “grands enfants“ qui ont du mal à couper le cordon, les mères poules fusionnelles qui peinent à concilier à la fois leur position de mère et de femme, sont autant de manifestations des problématiques œdipiennes où difficulté de séparation et ignorance de son désir propre s’entrechoquent. Aussi, si cette première relation entre la mère et son enfant est profondément marquée par l’ambivalence amour-haine, c’est qu’elle revêt précisément cette question d’un désir dont l’étoffe se tisse dans l’aliénation au désir de l’Autre.

LE RÊVE DU CONDAMNÉ – JUSQU’AU 03 NOVEMBRE 2017

Si l’est une seule chose dont on ne peut parler, dont on ne peut ni ne sait quoi en dire c’est la mort. Sa menace, elle, par contre, est au coeur de la clinique analytique, au coeur de la vie elle-même, au coeur du sujet. Et elle prend toutes les formes.
Je rapporte ici le texte du dernier rêve de la dernière heure d’un homme qui sait qu’il ne verra ni le couchant ni le levant qui arrivent. Le texte est de Victor Hugo, l’homme est celui de son « dernier jour d’un condamné » actuellement mis en scène au Studio Hébertot à Paris* par François Bourcier. Je ne dirai ici aucun mot parasite pour causer de cette heure là, servie par William Mesguich dont on ne présente plus le talent mais je rapporterai ce rêve pour illustrer à quel point les images ne sont rébus qu’à l’heure où on les lit, à l’heure où je dis mon rêve, noir sur blanc, à voix haute. A un autre. Pas n’importe lequel. A l’Autre. Pour essayer d’entendre ce qu’il dit au-delà de la captivante image qui fige le sujet dans une éternité sans voix, je fais de mon rêve une lecture qui révèle ce que je n’osais regarder. Voir. Dire pour voir.

DE QUELLE RÉALITÉ POUVONS-NOUS PARLER ?

Psychiatrie : quand le théâtre dénonce l’institution

 

vendredi 30 juin à 19h 
À LA MAISON DES METALLOS
entrée libre

 

Madeleine Esther, infirmière en psychiatrie, auteure et metteure en scène, a mené pendant 6 ans à la Maison des métallos des ateliers avec des patients de la Policlinique (Centre d’accueil et de crise de l’Association de Santé Mentale du 13e arrondissement).

MASOCHISME / ÉCONOMIE – LUNDI 24 AVRIL 2017

Et si, sous ses faux airs d’hédonisme généralisé, à l’heure où la santé se définit comme bien-être psychique, physique et social, notre époque était en train d’aggraver les formes et les modalités de ce qu’on a nommé masochisme ? Repenser cette notion complexe aujourd’hui, telle qu’elle se présente cliniquement, avec Freud, Ferenczi, Lacan et quelques autres, serait rouvrir les thèmes de la pulsion de mort, du traumatisme, de la compulsion de répétition mais aussi, d’une manière plus générale, le statut que notre culture réserve à l’expérience de la souffrance comme dimension de l’expérience humaine, par-delà les limites de la question restreinte de la perversion. Par conséquent, c’est l’actualité même de la cure analytique qui se trouvera réinterrogée, dès lors que la psychanalyse semble être le seul reliquat ou le seul témoin d’un monde dans lequel souffrir avait encore un sens.