L’ESPRIT DU MOT WITZ …

La relation du mot d’esprit au rêve et à l’inconscient
[ … ] De la comparaison qu’on établit entre le contenu manifeste du rêve qui se trouve remémoré et les pensées latentes du rêve qu’on a découvertes de cette manière, résulte le concept de “travail du rêve”. Par le terme de travail du rêve, on désignera la somme totale des processus de transformation qui ont opéré le passage des pensées latentes du rêve au rêve manifeste. Ainsi donc, c’est au travail du rêve que s’attache le sentiment d’étrangeté que le rêve avait suscité auparavant en nous.

DÉCOMPLÉTUDE, UNE CONDITION SINE QUA NON

c’est au prix de cette amputation qu’en tant que sujet il trouve une place dans l’Autre, celle en quelque sorte qui lui assure ce logement essentiel, cette partie primordiale si je puis dire, cette terre promise inaugurale, indispensable au maintien de l’ex-sistence c’est-à-dire ce fait que l’Autre, dans la langue, au prix de cette décomplétion, au prix de ce refoulement, le sujet trouve là sa niche, il a un home.

LE JOUR OÙ J’AI PRIS LA DÉCISION D’ALLER CONSULTER ‘QUELQU’UN’

‘ L’envie de se cacher dans un cabinet de psychanalyste et de comprendre enfin comment ça se passe, ce qui se passe, ce qui se dit et comment ça se dit. De savoir si ça fait du mal ou si ça fait du bien. De savoir si ce psychanalyste est comme le mien, s’ils sont tous pareils ou si ce cabinet ressemble à celui qu’on a fréquenté. Et puis aussi on voudrait que l’analyste avoue. Est-ce qu’il souffre ? Est ce qu’elle compatit ? Est ce qu’il rêve ? Est ce qu’elle s’ennuie ? Est ce qu’il nous aime ? Et puis enfin surtout comment tout ça va finir ?

L’INCONSCIENT DU YIDDISH

Il interroge la langue de bois et la langue étatique, l’adhérence à des signifiants, puisqu’il passe son temps à s’en décoller, à choisir l’oblique, le transversal.

La place du Witz yiddish dans l’oeuvre de Freud est avérée, et ne se confond pas avec sa traduction en allemand. Une discordance existe qui change tout. L’expérience du signifiant dans le Witz yiddish ouvre un espace de parole et de vie et donne à penser dans une langue qui ne va pas de soi. Il faut élargir le débat à l’effet de yiddish dans la psychanalyse, en l’abordant dans un esprit pluridisciplinaire qui tienne compte de la yiddishkeyt dans son ensemble et qui maintienne le vif de la clinique.

LES MYSTÈRES DU CORPS PARLANT

Helen est entrée dans le langage par le mot « water ». Ça n’est évidemment pas n’importe quel mot. Et en voyant le film, j’en étais ému aux larmes, comme la plupart des spectateurs, peut-être aussi du fait de l’homophonie avec mon nom, mais surtout j’étais ému de pouvoir dans ce cas toucher du doigt, je dis bien ce que je veux dire dans ce cas, toucher du doigt ce que c’est que la rencontre d’un sujet avec l’ordre du langage. La prise dans le langage ie comment le sujet va se mettre à habiter le langage, la porte d’entrée. Helen qui jusque là se tenait à la porte, du langage, à partir de là elle va savoir parler. Elle va même devenir écrivain. Et elle va parler sept langues. Je le dis pour ceux que ça intéresse.

COLETTE SOLER, L’OBJET a

Je parle de ce que Freud assignait comme l’objectif thérapeutique à l’analyse : rendre, disait-il, au sujet sa capacité à travailler et à aimer. Lacan reformule : l’objet a qui manque, fait support aux « réalisations les plus effectives », voilà pour le travail, et « aux réalités les plus attachantes », voilà pour l’amour.

LA NÉGATION ( Texte intégral )

Faisons réflexion : où le moi avait-il pratiqué auparavant un tel tâtonnement, en quel endroit a-t-il appris la technique qu’il applique à présent au niveau des processus de pensée ? Cela s’est produit à l’extrémité sensorielle de l’appareil anémique, au niveau des perceptions des sens.

ABRACADABRA

La première agit comme un procédé cosmétique, la dernière comme un procédé chirurgical. Celle-là utilise la suggestion pour interdire les symptômes, elle renforce les refoulements, mais laisse inchangés tous les processus qui ont abouti à la formation des symptômes. Au contraire, la thérapeutique analytique, lorsqu’elle se trouve en présence des conflits qui ont engendré les symptômes, cherche à remonter jusqu’à la racine jusqu’à l’issue de ces conflits. La thérapeutique hypnotique laisse le patient inactif et inchangé, par conséquent sans plus de résistance devant une nouvelle cause de troubles morbides. Le traitement analytique impose au médecin et malade des efforts pénibles tendant à surmonter des résistances intérieures. Lorsque ces résistances sont vaincues, la vie psychique du malade se trouve changée d’une façon durable, élevée à un degré de développement supérieur et reste protégée contre toute nouvelle possibilité pathogène. C’est ce travail de lutte contre les résistances qui constitue la tâche essentielle du traitement analytique, et cette tâche incombe au patient [ … ]

L’INTERPRÉTATION DES RÊVES – CHAPITRE VII (Extrait)

On peut toujours montrer qu’un second courant de pensées détermine les éléments que le premier n’avait pas déterminé. Si, par exemple, je voulais imaginer un nombre d’une façon tout à fait arbitraire, je ne le pourrais pas : le nombre qui me viendrait à l’esprit serait déterminé par des pensées qui peuvent être éloignées de mes intentions immédiates, mais qui n’en agissent pas moins d’une manière univoque et nécessaire. Les transformations que le rêve subit quand nous le racontons sont tout aussi peu arbitraires. Il y a une association d’idées entre elles et le contenu qu’elles remplacent, de sorte qu’elles nous aident à trouver ce contenu, qui peut-être a déjà été substitué à un autre.