Mon Parcours

Mes premières amours s’axent sur les Sciences en exprimant notamment, avec un goût déjà prononcé pour la physique quantique, le désir de devenir « chercheur en mathématiques pures ». C’est la recherche qui me tient, l’envers du décor, la possibilité de créer des mondes toujours nouveaux. C’est cela la Science, ça ne s’arrête jamais. C’est ce qui me parle. J’ignore alors que la Science dont je cause n’est autre que la question du désir. De l’objet cause du désir. Mais passons.
L’envers du décor donc. Je le cherche, je le trouve, en partie et entre autres, dans ma rencontre avec le théâtre. Bien qu’étudiant alors la Philosophie sur les bancs de Nanterre Université, je passe pendant près de quinze ans la plupart de mes jours et de mes nuits sur les planches où je fréquente les approches tant Stanislavskiennes que celles, avec l’Espace vide de Yoshi Oïda par exemple, de Peter Brook. Le corps est déjà là. Le corps est encore là. Tant au niveau cellulaire qu’au niveau des signifiants de l’Autre faisant marque. Cheminant, je fais un détour par les milieux associatifs en lien avec les problématiques de dépendance et d’addictions qui me mène naturellement à m’orienter en psychiatrie lorsque je reprend mes études, toujours à Paris X, mais cette fois-ci en Psychopathologie psychanalytique où je vais jusqu’en thèse. Nanterre université qui a vu professer l’illustre Didier Anzieu, mais surtout où, par l’entremise des enseignements psychanalytiques reçus, je me conduis jusqu’au 12 rue de Bourgogne dans le 7ème arrondissement de Paris où je deviens membre d’Espace Analytique, école de formation et de recherche psychanalytiques dans le champs freudien et lacanien.
Je m’installe en libérale après avoir fait mon temps en institution psychiatrique et garde pour fil rouge ce corps qui ne cesse de m’inspirer et que j’aime particulièrement retrouver au cœur du texte de 1925 intitulé par Freud La négation : « L’étude du jugement nous dévoile et nous fait pénétrer, peut-être pour la première fois, la façon dont s’engendre la fonction intellectuelle à partir du jeu des motions pulsionnelles primaires. »1
Aujourd’hui, fidèle aux premiers émois dont on ne saurait se défaire, fondatrice de Théâtre et Psychanalyse, A Corps Perdus, non seulement je retrouve ce goût pour le désir qui me tient, le désir qui me pousse, mais expérimente surtout la joie de le partager.

1. Freud, S., 1925, Résultats, idées, problèmes II, La négation, PUF, 2005, p.138


RÉSUMÉ DE THÈSE

Il s’agit d’interroger les problématiques psychiques liées au passage à l’âge adulte chez les étudiants et leurs nouvelles consommations excessives d’alcool.

 Les désorganisations psychiques actuelles liées au passage à l’âge adulte entrainent-elles de nouvelles formes de conduites à risque, telles que les « hyper-consommations-flash » d’alcool, mieux connues sous le terme de binge-drinking ? Le binge-drinking semble être une pratique de plus en plus banalisée dans les milieux estudiantins. En effet, les grandes écoles aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne organisent, en début et en fin d’année, des beuveries, des fêtes qui permettent aux étudiants de « lâcher-prise » sur plusieurs jours, avant ou après avoir à conjuguer avec les charges de travail qu’exigent leurs études.  

 La question alcoolique chez l’adulte est clairement définie et continue de faire l’objet de nombreuses recherches. Celle des nouvelles consommations excessives d’alcool chez les étudiants et/ou chez les jeunes adultes, bien qu’elle fasse l’objet d’un intérêt grandissant ces dernières années, nous met face à la nécessité d’être définie. En effet, la pratique dite de la « biture-express » semble, dans le milieu étudiant, ne pas pouvoir faire l’économie d’un cadre festif.

Il s’agit, dans un premier temps, de définir le binge-drinking chez les étudiants. Cette recherche de définition se fait à partir d’une méthodologie proposant une approche à la fois quantitative et qualitative à partir d’outils spécifiques. L’objectif étant d’identifier la population à risque, d’en comprendre les causes intrapsychiques, intersubjectives et sociales afin d’aboutir à une politique de prévention adaptée à cette population étudiante bingeuse en passe de devenir adulte.

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Thème de recherche : Binge-drinking, adolescents et passage à l’âge adulte

Axe de recherche 4 : Psychopathologie du jeune adulte et prise en charge psychique

Directeur de thèse : Dominique CUPA

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ACTIVITÉS CLINIQUES 

Psychologue et Psychanalyste, spécialisée dans les troubles dépressifs, trauma et états de criseje suis diplômée de l’Université Paris X en Psychopathologie Psychanalytique. J’ai d’abord pratiqué en institution publique en psychiatrie  adulte avant d’exercer en libérale à Paris.

 ENSEIGNEMENT 

Chargée de cours, TD d’introduction à la sémiologie adulte, Paris X Nanterre Université

 AUTRES

Je suis fondatrice de l’association  Théâtre et Psychanalyse, A Corps Perdus (association loi 1901) et membre de l’association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes à Paris, Espace Analytique. 

 

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