LA NÉGATION ( Texte intégral )

Faisons réflexion : où le moi avait-il pratiqué auparavant un tel tâtonnement, en quel endroit a-t-il appris la technique qu’il applique à présent au niveau des processus de pensée ? Cela s’est produit à l’extrémité sensorielle de l’appareil anémique, au niveau des perceptions des sens.

L’OS D’UNE CURE – J.A MILLER

Mais la répétition signifiante avec des variations positionnelles et syntaxiques enrichit la signification de tout le poids de la pierre et élève ainsi celle-ci rang de l’obstacle fondamental, qui m’empêche de poursuivre le chemin que j’ai décidé de parcourir. C’est l’obstacle qui entrave mon intention, bloque mon mouvement et m’oblige à répéter l’énoncé de l’évidence. Cette évidence s’impose à moi au point que j’en suis réduit à psalmodier mon malheur ( … )

COMMENT SE CRÉENT LES SYMPTÔMES

Nous nous trouvons ici en présence de la même situation que celle qui caractérise la formation de rêves. Nous savons que le rêve proprement dit, qui s’est formé dans l’inconscient à titre de réalisation d’un désir imaginaire inconscient, se heurte à une certaine activité (pré)consciente. Celle-ci impose au rêve inconscient sa censure à la suite de laquelle survient un compromis caractérisé par la formation d’un rêve manifeste. Or, il en est de même de la libido, dont l’objet, relégué dans l’inconscient, doit compter avec la force du moi préconscient. L’opposition qui s’est élevée contre cet objet au sein du moi constitue pour la libido une sorte de « contre-attaque » dirigée contre sa nouvelle position et l’oblige à choisir un mode d’expression qui puisse devenir aussi celui du moi. Ainsi naît le symptôme, qui est un produit considérablement déformé de la satisfaction inconsciente d’un désir libidineux, un produit équivoque, habilement choisi et possédant deux significations diamétralement opposées.

LA DÉCOUVERTE DE L’INCONSCIENT

Littérature, politique, philosophie, économie, vie sociale : tous les domaines de l’activité humaine sont ici sollicités pour mettre en situation l’aventure des explorateurs de l’inconscient, l’acharnement qu’ils durent souvent déployer pour vaincre l’incrédulité et la résistance des institutions en place, la fécondité de leurs erreurs, la portée intellectuelle et pratique de leurs découvertes.

L’AUTRE EN QUESTION

‘ […] un être humain pas réduit à sa propre conscience, pas réduit à sa connaissance de lui, pas réduit ce qu’il peut dire de lui-même mais habité, j’emploie exprès ce mot habité, et porté mais aussi traversé et aussi malmené par des désirs, des paroles, quelque chose en quoi il ne peut se reconnaitre qu’en ayant du mal à dire que ça vient de lui. Des voix, des rêves… Qui rêve ? D’où viennent les rêves ? Les symptômes, d’où ça vient ? J’y comprends rien. Qui parle ? ‘

LE GRAND AUTRE

L’inconscient c’est l’expérience de l’Autre en nous, l’étrangeté de l’Autre en nous, c’est de fait, ce qui parle en nous et que l’on n’entend pas, que l’on ne comprend pas, dans une langue qui nous est étrangère d’abord mais qu’on ne cesse pourtant de parler, soit longtemps, soit toujours.

DÉSIR INCONSCIENT

‘ … Il faut bien comprendre l’importance du désir inconscient […] qui nous apprend que la représentation inconsciente ne peut, en tant que telle, pénétrer dans le préconscient et qu’elle ne peut agir dans ce domaines que si elle s’allie à quelque représentation sans importance qui s’y trouvait déjà, à laquelle elle transfère son intensité et qui lui sert de couverture. C’est là le phénomène du transfert, qui explique tant de faits frappants dans la vie psychique […] ‘