ILS TENDENT AU BONHEUR

Telle qu’elle nous est imposée, notre vie est trop lourde, elle nous inflige trop de peines, de déceptions, de tâches insolubles. Pour la supporter, nous ne pouvons nous passer de sédatifs. ( Cela ne va pas sans « échafaudages de secours », a dit Théodor Fontane. ) Ils sont peut-être de trois espèces : d’abord de fortes diversions, qui nous permettent de considérer notre misère comme peu de chose, puis des satisfactions substitutives qui l’amoindrissent ; enfin des stupéfiants qui nous y rendent insensibles. L’un ou l’autre de ces moyens nous est indispensable.

LE VISIBLE ET L’INVISIBLE

Elle n’est pas un lexique, elle ne s’intéresse pas aux « significations des mots », elle ne cherche pas un substitut verbal du monde que nous voyons, elle ne le transforme pas en chose dite, elle ne s’installe pas dans l’ordre du dit ou de l’écrit, comme le logicien dans l’énoncé, le poète dans la parole ou le musicien dans la musique. Ce sont les choses mêmes, du fond de leur silence, qu’elle veut conduire à l’expression.

LE RÊVE NE CÈDE PAS

si cette écoute est réelle, elle est d’une puissance de réalisation incomparable… Car avant que le corps tombe malade, avant que l’accident survienne, bref, avant qu’il soit trop tard, le rêve est là.

Il vous enseigne à s’avancer vers cette ligne de front où la guerre fait rage, surtout quand le conflit est dissimulé au revers d’une paix sur laquelle tout semble s’accorder. Car dans les replis cachés de la dépression blanche, dans l’insistance d’une fatigue dont rien ne vient à bout, ni repos ni somnifère, le rêve ne cède pas.

LE JOUR OÙ J’AI PRIS LA DÉCISION D’ALLER CONSULTER ‘QUELQU’UN’

‘ L’envie de se cacher dans un cabinet de psychanalyste et de comprendre enfin comment ça se passe, ce qui se passe, ce qui se dit et comment ça se dit. De savoir si ça fait du mal ou si ça fait du bien. De savoir si ce psychanalyste est comme le mien, s’ils sont tous pareils ou si ce cabinet ressemble à celui qu’on a fréquenté. Et puis aussi on voudrait que l’analyste avoue. Est-ce qu’il souffre ? Est ce qu’elle compatit ? Est ce qu’il rêve ? Est ce qu’elle s’ennuie ? Est ce qu’il nous aime ? Et puis enfin surtout comment tout ça va finir ?

J’AI COMMENCÉ LA ROUTE, JE NE LE SAVAIS PAS, AU COEUR D’UN ÉTERNEL DÉSERT

Le psychanalyste est alors celui qui prend la main de quelqu’un pour l’accompagner et lui permettre d’apprendre de quoi est fait le rien, le noir, le sans-nom qu’il redoute tant ; peut-être alors est-il comme un chaman ou un Indien, celui qui sait lire dans les choses. Pouvoir faire confiance à quelqu’un qui sait faire ça n’a pas de prix, et ce n’est pas un travail d’apprendre les lois dans les livres, c’est un fruit de l’expérience. Je veux le dire avec force : il faut quand même bien comprendre sur quelle déchirure, sur quelle souffrance, sur quels renoncements repose le moindre concept lacanien.

ADDICTIONS : CLINIQUE DES RISQUES ET DÉPENDANCES – 2019 / 2020

Formation du 22 Novembre 2019 au 07 Juin 2020- 100heures sur 15 journées regroupées les vendredis

Ce diplôme universitaire s’adresse aux différents acteurs (du DRH au médecin, passant par le personnel paramédical, travailleurs sociaux, enseignants et autres psychologues) intervenants auprès d’adolescents et/ou d’adultes ayant maille à partir avec une consommation toxique, quelle qu’elle soit (alcool, drogues, médicaments, alimentation, etc.), ou une addiction comportementale (téléphone, travail, sexe etc.)

LE SYMPTÔME AUJOURD’HUI

Mais comment travailler avec les parents et c’est une question que l’on peut se poser aujourd’hui pour pas mal de situations ; comment travailler avec les parents face à cette fascination pour les réponses toutes faites de la science, face à ce savoir absolu qui les aveugle et qui leur permet de ne plus se demander l’effet de tout cela, sur eux ou sur leur fils ? Existera t’il une possibilité de se poser la question de la vérité de ce petit garçon en souffrance ? Et qu’en est il pour ces parents-là ? Que se passe t’il dans notre monde actuel lorsque la modernité se propose d’éradiquer le symptôme en effaçant au coup par coup chacune de ses manifestations ?, que ce soit par une réponse rééducative, médicamenteuse ou chirurgicale ?

INCIPIT VERS LA BEAUTÉ

Depuis des semaines, il luttait pour ne pas sombrer. Il sentait qu’il avait peu de forces, et les deux interrogatoires qui s’étaient déjà enchaînés lui avaient demandé un effort considérable. Pourtant, il ne s’était agi que de prononcer quelques mots, de répondre à des questions ne comportant pas le moindre piège. Il était revenu à un stade primaire de la compréhension du monde, se laissant souvent envahir par des peurs irrationnelles. Il sentait chaque jour davantage les conséquences de ce qu’il avait vécu. Allait-il seulement être capable de passer cet entretien avec madame Mattel ? « 

JOURNÉE MONDIALE DE LA VOIX – MERCREDI 12 JUIN 2019

9h00 – 18h30
Paris Diderot / Amphithéâtre A2

Cette année, en 2019, La voix entre Cuir et Chair, s’écorche vive aux aspérités de la parole, dans le corps à corps avec l’autre. Entre perception et conscience, elle s’incarne, se décharge, et travaille au burin l’oreille débordant parfois de surdité mortifère.

AU MOINS UN

Nombre de thérapies prétendent prendre en charge le corps plus que ne le ferait la psychanalyse qui est affaire de parole. Pourtant seule la parole touche véritablement au plus profond de notre être, là où les sensations de notre chair se donnent à lire, pour nous-mêmes et pour l’autre, dans l’étonnement renouvelé de la rencontre où nous prenons corps. Bien sûr le toucher peut aussi toucher : mais s’il touche vraiment, c’est qu’il est aussi parole. La main est métaphore de la parole comme elle peut signifier la manipulation. La psychanalyse n’a pas le monopole de la parole, elle n’est qu’une méthode pour ré-ouvrir un chemin à la parole là où celle-ci se trouve entravée. La théorie et la pratique psychanalytiques sont fondées sur cette reconnaissance de la dimension inconsciente d’un corps parlant qui n’est pas ce que nous en voyons, ce que nous en savons, en disons, ou ce que nous en faisons.