DIEU LA MÈRE

Pour chaque être humain qui choisit la vie plutôt que la mort, le choix se posera une seconde fois.
Comment parler de la peur, celle qui arme les humains depuis toujours.
Qui fait se blottir les enfants dans le sommeil. Qui n’a pas de mots pour se dire. On est habités par la peur d’être abandonnés. Assumer cette peur d’être abandonné, c’est faire entrer dans la nuit ce qui permet à la nuit d’apparaître comme nuit. De la comprendre comme résolument obscure. Sans la lumière, elle ne deviendra jamais nocturne. Ni espace, ni lieu, ni temps, une pure opacité.

Il n’y a rien d’autre alors que l’aménagement de cette peur.

LES TROIS TEMPS DE L’OEDIPE – SAMEDI 18 NOVEMBRE 2017

Les enfants rois, les “grands enfants“ qui ont du mal à couper le cordon, les mères poules fusionnelles qui peinent à concilier à la fois leur position de mère et de femme, sont autant de manifestations des problématiques œdipiennes où difficulté de séparation et ignorance de son désir propre s’entrechoquent. Aussi, si cette première relation entre la mère et son enfant est profondément marquée par l’ambivalence amour-haine, c’est qu’elle revêt précisément cette question d’un désir dont l’étoffe se tisse dans l’aliénation au désir de l’Autre.

LA CAPACITÉ D’ÊTRE SEUL …

A l’instar de l’enfant qui joue à maman, nous jouons à faire comme les personnes qui sont pour nous les plus chéries, les plus aimées, les plus proches, les plus aimantes. L’un des problèmes est lorsque la personne la plus proche donc la plus aimée n’est pas la plus aimante. Et ça commence dès la naissance et même parfois avant même la naissance, dans les générations antérieures, chez papa et/ ou chez maman.

SI KIPLING AVAIT ÉTÉ UNE FEMME ? – Lundi 12 décembre 2016

Inspirée de nombreux entretiens avec des femmes de 18 à 92 ans, les tableaux d’Isabelle, Françoise, Maeva, Henriette et … Sacha, de la grand-mère à la femme en passant par l’épouse, la mère, la fille, la soeur jusqu’à la petite fille, insolente nouvelle génération toujours, autant de places psychiques qui nous interrogent sur les questions du manque, de la castration, du masochisme féminin. Catherine Hauseux, seule en scène, généreuse et précise, lève un coin de voile sur le quotidien du féminin à travers les âges, les cultures et les générations.