LA CRÉATION D’UN IDÉAL

C’est à ce moi idéal que s’adresse maintenant l’amour de soi dont jouissait dans l’enfance le moi réel. Il apparaît que le narcissisme est déplacé sur ce nouveau moi idéal qui se trouve, comme le moi infantile, en possession de toutes les perfections. Comme c’est chaque fois le cas dans le domaine de la libido, l’homme s’est ici montré incapable de renoncer à la satisfaction dont il a joui une fois. Il ne veut pas se passer de la perfection narcissique de son enfance ; s’il n’a pas pu la maintenir, car, pendant son développement, les réprimandes des autres l’ont troublé et son propre jugement s’est éveillé, il cherche à la regagner sous la nouvelle forme de l’idéal du moi.

PAS UN MOT !

Vouloir le bien du sujet ne fait qu’augmenter le poids de cette oppression du surmoi ; l’instance parentale est devenue altérité sonorisée, la voix ayant transposé la réalité parentale en réalité psychique.

FOLCOCHE …

Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je le brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu’il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m’avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci, ma mère ! Je suis celui marche, une vipère au poing. « 

SURMOI, MASOCHISME ET DÉPENDANCE AMOUREUSE

Freud ne sépare pas plus sentiment d’infériorité et sentiment de culpabilité qu’il n’a voulu disjoindre Idéal du Moi et Surmoi. Le sentiment d’infériorité a cependant une consistance phénoménale propre : dans le registre de l’idéal, se sentir inférieur, c’est se sentir « pas à la hauteur ».