UNE VIE DEDANS ?

Comme la poésie, et proche de l’humour, la parole de l’analyste est un acte. Il n’y a pas de retour arrière et il n’y a pas à s’expliquer à son propos, sous peine de la détruire et de rester empêtré au coeur de la parole vide de nos indéfectibles fuites en avant. La souffrance et la répétition permettent son accès car ils sont déjà une tentative de sortir peut-être de notre camaraderie au symptôme, de notre aveuglement et autre surdité quant à nos gestes inadaptés, ou compulsifs, avec lesquels on peut se confondre jusqu’à ce que l’on appelle quelque fois notre identité.

LUNDI MATIN, 08 MAI 2017

Nous ne participerons, ni de près ni de loin, à ce que lundi matin chacun d’entre nous prenne son visage entre les mains pour pleurer des larmes qui auraient une amertume dont on ne peut seulement ignorer le poids.

Dimanche nous voterons et nous ne voterons pas blanc.

ULTIMA VERBA

J’essaie en tout cas, solitaire ou non, de faire mon métier, et si je le trouve parfois dur, c’est qu’il s’exerce principalement dans l’assez affreuse société intellectuelle où nous vivons. Où l’on se fait un point d’honneur à la déloyauté. Où le reflex a remplacé la reflexion. Où l’on pense à coup de slogan et où la méchanceté essaie trop souvent de se faire passer pour l’intelligence.

Je ne suis pas de ces amants de la liberté qui veulent la parer de chaînes redoublées, ni de ces serviteurs de la justice qui pensent que l’on ne sert bien la justice qu’en vouant plusieurs générations à l’injustice. Je vis comme je peux dans un pays malheureux, riche de son peuple et de sa jeunesse, provisoirement pauvre dans ses élites. Lancé à la recherche d’un ordre et d’une renaissance à laquelle je crois. Sans liberté vraie et sans un certain honneur, je ne puis vivre. Voilà l’idée que je me fais de mon métier.

SI KIPLING AVAIT ÉTÉ UNE FEMME ? – Lundi 12 décembre 2016

Inspirée de nombreux entretiens avec des femmes de 18 à 92 ans, les tableaux d’Isabelle, Françoise, Maeva, Henriette et … Sacha, de la grand-mère à la femme en passant par l’épouse, la mère, la fille, la soeur jusqu’à la petite fille, insolente nouvelle génération toujours, autant de places psychiques qui nous interrogent sur les questions du manque, de la castration, du masochisme féminin. Catherine Hauseux, seule en scène, généreuse et précise, lève un coin de voile sur le quotidien du féminin à travers les âges, les cultures et les générations.