À QUI PARLER ?

Comment aurais-je pu révéler cette torture ? La lutte que je menais contre de telles représentations m’épuisait et j’alternais les moments de brillante réussite scolaire avec de sévères moments de dépression que nul dans mon entourage ne semblait ni ne voulait comprendre.

L’ESPRIT DU MOT WITZ …

La relation du mot d’esprit au rêve et à l’inconscient
[ … ] De la comparaison qu’on établit entre le contenu manifeste du rêve qui se trouve remémoré et les pensées latentes du rêve qu’on a découvertes de cette manière, résulte le concept de “travail du rêve”. Par le terme de travail du rêve, on désignera la somme totale des processus de transformation qui ont opéré le passage des pensées latentes du rêve au rêve manifeste. Ainsi donc, c’est au travail du rêve que s’attache le sentiment d’étrangeté que le rêve avait suscité auparavant en nous.

L’INCONSCIENT DU YIDDISH

Il interroge la langue de bois et la langue étatique, l’adhérence à des signifiants, puisqu’il passe son temps à s’en décoller, à choisir l’oblique, le transversal.

La place du Witz yiddish dans l’oeuvre de Freud est avérée, et ne se confond pas avec sa traduction en allemand. Une discordance existe qui change tout. L’expérience du signifiant dans le Witz yiddish ouvre un espace de parole et de vie et donne à penser dans une langue qui ne va pas de soi. Il faut élargir le débat à l’effet de yiddish dans la psychanalyse, en l’abordant dans un esprit pluridisciplinaire qui tienne compte de la yiddishkeyt dans son ensemble et qui maintienne le vif de la clinique.

COLETTE SOLER, L’OBJET a

Je parle de ce que Freud assignait comme l’objectif thérapeutique à l’analyse : rendre, disait-il, au sujet sa capacité à travailler et à aimer. Lacan reformule : l’objet a qui manque, fait support aux « réalisations les plus effectives », voilà pour le travail, et « aux réalités les plus attachantes », voilà pour l’amour.

LA CENSURE ET LE RÊVE

En effet, toute symbolique universelle passe par la fenêtre du rêveur, et c’est cette vérité là dont il s’agit dans le travail analytique ; non pas La vérité absolue qui ressemblerait à quelque chose de la mort puisqu’il n’y aurait plus rien à attendre après ça, mais bien plutôt la vérité du sujet qui est le noyau constitutif de ce qu’il sécrète.

L’INTERPRÉTATION DES RÊVES – CHAPITRE VII (Extrait)

On peut toujours montrer qu’un second courant de pensées détermine les éléments que le premier n’avait pas déterminé. Si, par exemple, je voulais imaginer un nombre d’une façon tout à fait arbitraire, je ne le pourrais pas : le nombre qui me viendrait à l’esprit serait déterminé par des pensées qui peuvent être éloignées de mes intentions immédiates, mais qui n’en agissent pas moins d’une manière univoque et nécessaire. Les transformations que le rêve subit quand nous le racontons sont tout aussi peu arbitraires. Il y a une association d’idées entre elles et le contenu qu’elles remplacent, de sorte qu’elles nous aident à trouver ce contenu, qui peut-être a déjà été substitué à un autre.

LA GRADIVA

A la vérité, aucun écrivain digne de ce nom n’a jamais observé cet impératif. En effet, la description de la vie psychique de l’homme est bien son domaine le plus spécifique; il a été de tout temps le précurseur de la science et par là aussi celui de la psychologie scientifique. Mais la frontière entre les états psychiques que l’on dit normaux et ceux que l’on appelle pathologiques est d’une part conventionnelle et d’autre part si fluctuante que vraisemblablement, chacun de nous la franchit plusieurs fois au cours d’une journée.

RÉSISTANCE À LA PSYCHANALYSE

« Le symptôme névrotique, à savoir sans cause organique apparente, est l’expression de cette attaque du lien et la résistance tient parfaitement là sa place puisque la question de ce qui nous lie est, bien entendu, « le plus important et le plus difficile des problèmes de la vie. »