L’ANTRE DE L’AUTRE

Che voï ? 

[…] N’oublions pas que le sujet attend de l’Autre, de ce grand Autre où se tient pour nous la maîtrise, où s’exerce pour nous tout ce qui est de l’ordre de la maîtrise, n’oublions pas que le Sujet attend de l’Autre le message qui lui fait savoir ce que lui Sujet, désire, puisqu’à défaut de ce message il risquerait de se trouver encore plus égaré, que je ne viens de l’évoquer, c’est-à-dire livré à l’angoisse. 

À L’ORIGINE DE LA PENSÉE, LE CORPS

La question des origines 

 

Freud disait  « Le patient, doit bien avoir raison d’une façon ou d’une autre ». Or, une des raisons fondamentales pour laquelle le patient a raison, c’est qu’il parle à partir de son propre corps, de ce que lui dicte son propre corps, loin de toute théorisation. Il y a d’ailleurs tout un courant philosophique qui a relevé que le théoricisme fait symptôme.

L’AUTRE EN QUESTION

L’Autre m’origine 

Altérité bien sûr par rapport aux autres mais altérité aussi à l’intérieur de nous-mêmes.
Qu’est ce que la psychanalyse nous dit de l’altérité ? puisque c’est en tant que psychanalyste que je viens vous parler, pas seulement, mais c’est à cette place que vous me* convoquer, que vous m’avez inviter donc c’est de cette place-là, de ce lieu-là que je parlerai.

LE GRAND AUTRE

Introduction

La jouissance du tragique,
s’il y a toujours un prix à payer pour soutenir quelque chose de son propre désir, c’est autre chose quand on se laisse fasciner par le tragique au point d’y trouver sa propre jouissance, ie quand on préfère la mort plutôt que la vie.

DÉSIR INCONSCIENT

Comment ça marche ? 

‘ … Il faut bien comprendre l’importance du désir inconscient […] qui nous apprend que la représentation inconsciente ne peut, en tant que telle, pénétrer dans le préconscient et qu’elle ne peut agir dans ce domaines que si elle s’allie à quelque représentation sans importance qui s’y trouvait déjà, à laquelle elle transfère son intensité et qui lui sert de couverture. C’est là le phénomène du transfert, qui explique tant de faits frappants dans la vie psychique […] ‘

 

FreudL’interprétation des rêves (1899)


Chagall * Le Cantique des Cantiques II

LA CAPACITÉ D’ÊTRE SEUL …

… en présence de l’autre

A quoi joue l’enfant ? A quoi jouons-nous ? 

A l’instar de l’enfant qui joue à « maman », nous jouons à faire comme les personnes qui sont pour nous les plus chéries, les plus aimées, les plus proches, les plus aimantes. L’un des problèmes est lorsque la personne la plus proche, donc la plus aimée, n’est pas la plus aimante. Et ça commence dès la naissance et même parfois avant même la naissance, dans les générations antérieures, chez papa et/ ou chez maman.

LA PULSION CHEZ FREUD

Extrait du travail intitulé Les Voix de Louis, 2011, Marianne Carabin

Enfant du passage d’un siècle à un autre, Freud est, à Vienne en 1874, un jeune étudiant en médecine à l’image de cette effervescence contextuelle de l’histoire de l’Humanité. En effet, à l’heure de la révolution industrielle, alors qu’explosent non seulement les mouvements artistiques, scientifiques et politiques – on peut laisser aller sa pensée de l’univers des Surréalistes avec Breton, Tzara ou Dali, à celui d’Einstein avec sa révolutionnaire relativité, en passant, à un niveau plus politique, par la séparation du Clergé et de l’Etat en 1905 – mais aussi l’écho futur des bombes qui rythmeront les deux guerres mondiales de la première moitié du siècle dernier, Freud assiste à des cours aussi divers que ceux enseignés par l’un des fondateurs de l’histologie, Ernst Wilhem von Brücke, sur la physiologie de la voix et du langage ou ceux, par Brentano, de philosophie, facultatifs depuis 1873 pour les carabins, évoquant nombre de voix sacrées à l’histoire de la pensée dont Freud est on ne peut plus friand.