ULTIMA VERBA

J’essaie en tout cas, solitaire ou non, de faire mon métier, et si je le trouve parfois dur, c’est qu’il s’exerce principalement dans l’assez affreuse société intellectuelle où nous vivons. Où l’on se fait un point d’honneur à la déloyauté. Où le reflex a remplacé la reflexion. Où l’on pense à coup de slogan et où la méchanceté essaie trop souvent de se faire passer pour l’intelligence.

Je ne suis pas de ces amants de la liberté qui veulent la parer de chaînes redoublées, ni de ces serviteurs de la justice qui pensent que l’on ne sert bien la justice qu’en vouant plusieurs générations à l’injustice. Je vis comme je peux dans un pays malheureux, riche de son peuple et de sa jeunesse, provisoirement pauvre dans ses élites. Lancé à la recherche d’un ordre et d’une renaissance à laquelle je crois. Sans liberté vraie et sans un certain honneur, je ne puis vivre. Voilà l’idée que je me fais de mon métier.

LA VIE DEVANT SOI

Quand ça vient de l’extérieur à coup de pied au cul, on peut foutre le camp. Mais de l’intérieur, c’est pas possible. Quand ça me saisit, je veux sortir et ne plus revenir du tout et nulle part. C’est comme si j’avais un habitant en moi. Je suis pris de hurlements, je me jette par terre, je me cogne la tête pour sortir, mais c’est pas possible, ça n’a pas de jambes, on n’a jamais de jambes à l’intérieur. Ça me fait du bien d’en parler, tiens, c’est comme si ça sortait un peu. Vous voyez ce que je veux dire ?

SI KIPLING AVAIT ÉTÉ UNE FEMME ? – Lundi 12 décembre 2016

Inspirée de nombreux entretiens avec des femmes de 18 à 92 ans, les tableaux d’Isabelle, Françoise, Maeva, Henriette et … Sacha, de la grand-mère à la femme en passant par l’épouse, la mère, la fille, la soeur jusqu’à la petite fille, insolente nouvelle génération toujours, autant de places psychiques qui nous interrogent sur les questions du manque, de la castration, du masochisme féminin. Catherine Hauseux, seule en scène, généreuse et précise, lève un coin de voile sur le quotidien du féminin à travers les âges, les cultures et les générations.

CAMUS

‘ Ce qu’il faut combattre aujourd’hui, c’est la peur et le silence, et avec eux la séparation des esprits et des âmes qu’ils entraînent. Ce qu’il faut défendre, c’est le dialogue et la communication universelle des hommes entre eux. La servitude, l’injustice et le mensonge sont les fléaux qui brisent cette communication et interdisent le dialogue.
C’est pourquoi nous devons les refuser ‘.
Albert Camus