NOUVEAU(X) GENRE(S) – DIMANCHE 25 FÉVRIER 2018

Rendre compte du travail analytique lié au manque et aux « affaires de l’amour » c’est également rendre compte de ce qui revient, fait retour, ne cesse de ne pas rater, ce « je n’en veux rien savoir » poussant l’analysante du côté de la frustration et de l’imagination. Jacques Lacan a mis au coeur de la psychanalyse la question de l’amour, en tant qu’elle sous-tend notre rapport singulier au langage, nos relations avec les autres. Il la définit en opposition avec le capitalisme qui ne veut rien savoir des questions de l’amour et des symptômes qui y sont corrélés.

LACAN, L’EXPÉRIENCE ANALYTIQUE, 09 – 11 MARS 2018

Que fait-on de la demande à la lumière de ce qu’il en a dévoilé ? Comment pratique-t-on l’interprétation équivoque, et quels effets en observe-t-on ? Que sont devenues les structures cliniques, lorsque leur logique s’atteste toujours plus tandis que l’évolution des sociétés les conteste ? Que traite-t-on du symptôme, du fantasme ? Quel usage fait-on de l’amour du transfert, à d’autres fins que l’amour ? Comment et quand finit-on une analyse ? Toutes questions sur lesquelles de nombreux analystes se prononceront et échangeront, tout en dessinant ce qui reste encore pour l’avenir à déchiffrer, à utiliser, et à prolonger de cette psychanalyse freudienne lacanienne indispensable.

PENSER OU LES MAINS DU POTIER

Il conviendrait plus que jamais, pour retrouver notre dignité et nous émanciper d’une oppression sociale et culturelle d’autant plus dangereuse qu’elle est insidieuse, de retrouver le courage de penser.

A condition de ne pas réduire le penser à ce qui se produit dans les réseaux neuronaux, à la conscience vigile, à la raison et au calcul. Ce qui s’appelle « penser » guide, oriente et détermine les mains du potier qui donnent une forme au vide (…)

L’OS D’UNE CURE – J.A MILLER

Mais la répétition signifiante avec des variations positionnelles et syntaxiques enrichit la signification de tout le poids de la pierre et élève ainsi celle-ci rang de l’obstacle fondamental, qui m’empêche de poursuivre le chemin que j’ai décidé de parcourir. C’est l’obstacle qui entrave mon intention, bloque mon mouvement et m’oblige à répéter l’énoncé de l’évidence. Cette évidence s’impose à moi au point que j’en suis réduit à psalmodier mon malheur ( … )

LES INTERMITTENCES DE L’ÊTRE

[ .. ] Qui ne connait pas la dépression, qui ne se sent jamais l’âme entamée par le corps, envahie par sa faiblesse, est incapable d’apercevoir sur l’homme aucune vérité ; il faut venir en dessous, il faut regarder l’envers ; il faut ne plus pouvoir bouger, ni espérer, ni croire, pour constater. [ … ] Ce doit être la consolation de ceux qui expérimente ainsi à petits coups la mort qu’ils sont les seuls à savoir un peu comment la vie est faite.

DÉBARRASSEZ-MOI DE L’AMOUR

Mina voulait qu’on la débarrasse de l’amour. Pas de l’aimé, pas de l’absence, non de ce qui la portait elle à aimer, à être en vie, spirituellement et psychiquement, vivante dans toutes les fibres de son être et ainsi de faire mentir sa lignée fascinée par la mort, la disparition. Débarrassez-moi de la croyance mortifère en l’amour pour que je puisse aimer, pour que je puisse ne pas mourir ou disparaitre à mon tour. C’est à son tour cet appel qu’elle était venue offrir.

PAUVRETÉ ET PRIVATION

Les portes ferment mal. Les murs ne séparent pas. N’importe qui peut entrer chez les autres pour emprunter cent sous, pour rapporter une casserole, ou simplement s’asseoir les mains aux genoux et raconter sa peine. Et on ne sait même pas où cela commence et où cela finit, « chez les autres ».

CET AUTRE AMOUR – DIMANCHE 28 JANVIER 2018

  Dominique Dyens, romancière présentera un récit de son expérience d’analysante, écrit avec beaucoup d’authenticité dans ‘ Cet autre amour ‘ où ce que l’on appelle « l’amour de transfert » l’aura, pour sa part, submergée. Le psychanalyste Paolo Lollo, cofondateur de l’association « Corpo freudiano Paris » et auteur de l’essai intitulé « Passages secrets de la psychanalyse » parlera […]

FOLCOCHE …

Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je le brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu’il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m’avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci, ma mère ! Je suis celui marche, une vipère au poing. «